1998, une rencontre décisive

Tout a commencé à ce moment-là. Lors d'un festival en Allemagne. Rencontre entre des musiciens différents, rencontre entre
des scènes différentes, rencontre entre des CULTURES différentes pour tout dire...


Et c'est peut-être de là justement que viennent la vitalité, l'originalité et la force de ce groupe. Qui aurait pu imaginer que des musiciens issus du trip-hop rock groove techno puissent un jour rencontrer ceux venant de la Bretagne accompagnés de leurs binious et bombardes?

Mais le défi n'était pas là... Le véritable défi que s'étaient fixés ces jeunes gens était de construire quelque chose, un nouveau
style, un nouveau son. Car la musique bretonne et celtique se met facilement à toutes les sauces, sauf que parfois ça ne "prend" pas... Añjel I.K. a réussi. Comme le dit le magazine Celtics, “il y a ce son, un son bien particulier, si particulier, identifiable à mille autres (...) c'est LA performance d'Añjel I.K.”.

Mais revenons au tout début...
Le groupe n'est pas terminé, il faut une voix. C'est le chanteur Kristen Nikolas qui prend les rênes. Un manager: Ivi Le Corre, directeur artistique chez Coop Breizh, décide lui aussi de se lancer dans l'aventure. Le courant passe merveilleusement bien
entre les différents protagonistes du projet. Si bien qu'en mai 98, Añjel I.K. voit officiellement le jour.

Très vite la machine se met en marche et c'est tout naturellement que durant l'été 99, un CD 4 titres est enregistré. "Attitude
Trad et Grooves explosifs" (co-production Coop Breizh/Siam Productions) atteint très vite le rang d'événement musical en Bretagne. Les locales ouest de Radio France, Ouest France, France Inter et Skyrock Bretagne deviennent partenaires et participent activement à la promotion et la diffusion de l'album. Le public suit: le disque représente la meilleure vente de la
maison Coop Breizh
(plus de 10000 exemplaires); les professionnels aussi: le disque obtient le grand prix "Produit en
Bretagne 99"
, Añjel I.K. est labelisé "Groupe de l'année" pour France3 Ouest. Parallèlement, les concerts s'enchaînent à
folle allure: révélation du FIL 99, des Transmusicales de Rennes (première partie de Public Enemy), participation au festival
Bourg en Celtie à l'Elysée Montmartre (Paris), au festival celtique de Disneyland, première partie de Natacha Atlas devant
plus de 4000 personnes... Bref, plus de 100 concerts en France et dans toute l'Europe par an!

17 avril 2001, sortie de “Diank”

Añjel I.K. au Festival de Cornouailles 2001, Quimper

Un nouvel album, un nouveau chanteur, Añjel I.K. bouge, évolue, prend des risques. Ce n'est pas le genre à être conservateurs... De toutes façons, cela colle parfaitement
à leur image car ils aiment déranger, provoquer, inventer, sortir des sentiers battus. Celtics résume bien cet état d'esprit: “Añjel I.K. ouvre la voie, défonce la brêche,
avec une musique complètement libérée. Une musique
qui ne cache ni ses influences ni ses objectifs.”


16 février 2000, au Cabaret Vauban, Brest: un jeune chanteur monte pour la première fois sur scène avec les musiciens d'Añjel I.K. Lui, c'est Yann Raoul, il est la "nouvelle voix" du groupe. Une voix calme, posée, lyrique
et puissante... Il suffit de l'entendre répéter "a capella" ou même tout simplement échanger quelques propos avec le public ou les journalistes pour se rendre compte de sa voix cristalline. Yann Raoul est considéré aujourd'hui comme possédant l'une des plus belles voix de la jeune généra-
tion de chanteurs traditionnels en Bretagne.
Il chante également dans le groupe de fest-noz Arvest (nouvelle formation qui monte) et s'est donc habitué à passer d'une
simple estrade où l'on danse la gavotte à une salle de concert où le mouvement sur scène doit être rigoureux et esthétique
car le public vient aussi pour un spectacle visuel...
Et en parlant de visuel, Añjel I.K. risque vraiment de vous étonner car tous les six, ce sont de véritables bêtes de scène! Kate Clause à la basse et aux claviers, Hervé Duprez à la guitare électrique, Christophe Jaouen à la bombarde, Gaël Nicol au biniou-kozh, Christophe Pichon
aux percussions et enfin Yann Raoul au chant.

C'est donc après un long travail de composition, d'arrangement, de répétition et d'enregistre-
ment qui durera plus de huit mois que l'album "Diank" a vu le jour le 17 avril 2001. L'attente valait le coup car le résultat est à la hauteur de toutes les espérances: m-a-g-n-i-f-i-q-u-e.
On se dit qu'enfin le mélange entre la tradition et la modernité bretonne a été atteinte.
Sans erreur. D'abord la basse qui forme une sorte de base solide, ensuite des instruments
qui se glissent délicatement dessus tels que la guitare électrique lançant des accents rocks,

Kate Clause, basse et programmations

Hervé Duprez, guitare électrique
le biniou-kozh étalant ses notes plaintives à côté duquel une bombarde vient mêler de son acidité le rythme des percussions riches en couleurs et en tempos... Pour finir le tout, la cerise sur le gâteau, la touche finale qui fait entrer dans la transe: une voix un peu tremblante,
délicate comme la rosée du matin ou comme une coquille d'oeuf, lyrique par son étalement dans le temps... Il faut écouter ce mélange détonnant pour se rendre compte de ce qui précède.

L'album "Diank" a été mixé chez Tri Yann, dans leurs studios de Savenay (près de Nantes).
La grande innovation est la présence de trois compositions, genre vers lequel se tourne
très sérieusement à présent le groupe pour leur prochain album...
Les critiques tombent rapidement. Que du positif, du très positif même! Sans rien demander à personne, ils obtiennent d'emblée trois clés Télérama, cinq pages dans le magazine Celtics, leur musique est même comparée à l'esprit Jack Kerouac par Armor Magazine! Après l'avant-première nationale à Rosporden le 13 avril 2001 (une date qui leur a visiblement porté bonheur), Añjel I.K. s'en va sur les routes de France et de Navarre, une route qui les mènera à coup sûr vers les étoiles... Comment pourrait-il en être autrement? Un contrat avec une major du disque (SONY), un management dynamique, on chuchote même des premières parties de groupes mondialement reconnus, mais chut! C'est encore un secret...

- Hardinski -   


  

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